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  • 02/04/2026 à 22:32

Cette journée qu’on fête le moins, dans nos contrées

Cette journée qu’on fête le moins, dans nos contrées
Par Mansour M’henni

Nous sommes souvent portés, moi surtout, sur la commémoration des fêtes et journées nationales et internationales dans l’espoir d’en faire des occasions propices pour la sensibilisation aux valeurs universelles qui rehaussent le sens de l’humain et donnent l’inaliénable espoir d’un avenir toujours meilleur.
Pourtant, ce jour du 2 avril m’interpelle particulièrement cette année, où des enfants, dans plusieurs régions du monde, meurent dans une ambiance d’insoutenable sauvagerie.
Le 2 avril de chaque année, on célèbre, depuis 2007, la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme.
Noble initiative, surtout que cela est étroitement lié à l’enfance puisque cette maladie apparaît dès l’âge de trois ans.
Mais aujourd’hui, en ce 2 avril 2026, c’est une autre journée que j’aurais souhaité voir le maximum de gens célébrer comme il se doit, la « Journée internationale du livre pour enfants ».
Celle-ci n’a pas été décidée par une organisation internationale, comme c’est de coutume, mais par une association, l’« Union internationale pour les livres de jeunesse » (IBBY), créée en 1953, à Zurich (en Suisse), aujourd’hui représentée dans une soixantaine de pays.
C’est en 1967 que l’IBBY a initié la célébration de cette journée, en référence à l’anniversaire d’un Danois, le 2 avril 1805, en l’occurrence, Hans Christian Andersen (né le 2 avril 1805 à Odense et mort le 4 août 1875 à Copenhague), devenu romancier, dramaturge, conteur et poète danois, après une enfance marquée par l’échec scolaire et la pauvreté.
Un nom qui n’est sans doute pas méconnu des francophones fidèles à Balzac et à Lamartine.
Andersen s’est distingé par ses récits brefs pour les enfants. Ses oeuvres complètes en 39 volumes datent de 1868.
Ce n’est pas le personage en soi qui nous intéresse, car ces informations sont à la portée de tous, avec force détails.
Ce qui nous importe, c’est ce qu’il nous revient de faire, dans l’esprit de cette journée, où la culture en général et la culture citoyenne en particulier sont ramenées au seuil de leur école, le livre pour enfants, dans sa présentation soignée à tous points de vue et dans sa conception pédagogique finement et profondément étudiée.
Il est triste de voir que certaines convoitises lucratives exploitent le marché livresque pour enfants dans la négligence des fondements pédagogiques et éthiques ainsi que de leurs objectifs éducatifs.
Or c’est cette littérature qui devrait mobiliser notre attention et notre souci des règles de sa gestion si nous voulons éviter les dérapages sociaux contre lesquels nous finissons souvent par chercher désespérément les moyens de défendre nos sociétés.
Dans la même ligne de pensée, je rappelle que cette journée internationale est née d’une association non gouvernementale et à but non lucratif.
C’est la preuve que la vie associative est aussi une école de maîtrise de tous les mécanismes de l’édification sociétale.
C’est la preuve aussi que la culture est le moteur fondamental de cette édification.
Ainsi, si nous voulons procéder à une évaluation crédible de notre engagement dans la noble mission d’une solide construction de « La Grande Maison » qui nous regroupe (Clin d’œil au roman de Mohammed Dhib), nous devons d’abord revoir et concevoir l’essence de la culture et le sens de l’association.
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