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- 09/07/2026 à 09:27
La coupe du monde de football 2026 unit-elle le monde ?

Par Mansour M’henni
Peut-on vraiment rester indifférent à une manifestation historique aussi glorieuse que la Coupe du monde de football, quelle que soit la nature de la chronique qu’on entretient ? On a beau coller aux compétitions sportives le slogan « Opium du peuple », pour en faire une sorte de nouvelle religion ; celles-ci n’en demeurent pas moins un miroir de la vie et des rapports des sociétés, assez instructif quand on y pose les questions essentielles et qu’on essaie de les analyser sereinement et objectivement.
Peut-on vraiment rester indifférent à une manifestation historique aussi glorieuse que la Coupe du monde de football, quelle que soit la nature de la chronique qu’on entretient ? On a beau coller aux compétitions sportives le slogan « Opium du peuple », pour en faire une sorte de nouvelle religion ; celles-ci n’en demeurent pas moins un miroir de la vie et des rapports des sociétés, assez instructif quand on y pose les questions essentielles et qu’on essaie de les analyser sereinement et objectivement.
Qu’on me permette d’emblée un souvenir personnel, remontant à la fin de mon enfance et au début de ma jeunesse, ce temps où certains noms nous marquaient de leur aura et commandaient notre admiration aussi bien dans notre pays qu’à l’échelle internationale.
Cela se faisait parfois à l’insu des règles disciplinaires des familles qui, même celles de conditions précaires, ne voyaient de bon pour leurs enfants que les études et voyaient dans le sport un obstacle à leur meilleure acquisition.
Les Chétali, Dioua, puis Agrebi, Benzarti et Ben Mrad, etc. constituaient des idoles non moins importantes pour les Tunisiens que Pelé, Garrincha, Copa, Fontaine, Di Stéfano, Beckenbauer, puis Cruijff, Maradona, etc.
C’est dire que le football nous façonnait déjà, pour ou contre la volonté de nos parents.
Comment s’étonner alors que ce sport demeure un commandeur des sociétés, de plus en plus, semble-t-il, dans le détour des valeurs et des objectifs qui faisaient sa raison d’être, que pour des intérêts qui y imposent, de plus en plus, leurs stratégies et leur relationnel souvent parfois à contre-courant même de l’humanité qu’on voudrait qu’elle soit le cadre idoine pour notre existence.
Malheureusement, la compétition actuelle, « Coupe du Monde de Football 2026 de la FIFA », aura été la fêlure caractérisée dans cet édifice international qu’est la FIFA (La Fédération internationale de football association) ; une fêlure à même de remettre en question le rôle qu’elle prétend jouer et qu’elle annonce régulièrement dans ses spots publicitaires: « Football Unites the World » (Le football unit le monde), en l’occurrence, « un mouvement mondial visant à inspirer, unir et favoriser le développement par le football. Il rassemble les amateurs de football du monde entier et incite les amoureux du ballon rond – joueurs, entraîneurs ou supporters – à agir positivement au sein de leur communauté et de la société ».
Paradoxalement, cette édition de 2026 semble œuvrer cyniquement et sans vergogne contre cet objectif ; on l’a constaté au déroulement de certains matchs où des pays et leurs peuples ont été injustement traités, contre la VAR et le VAR et contre la raison objective de l’arbitrage, pour des intentions à peine camouflées, car très vite devinées et confirmées par les observateurs. Personnellement, je préfère rester dans les limites de ces évocations qui, pour avoir choisi de montrer le mal ou de le rappeler, n’en appellent pas moins à garder la raison comme principal maître du vivre-ensemble international.
Puisse alors les instances qui ont la maîtrise et la commande, directe ou indirecte, de cette compétition, faire ce qu’il faut, comme dirait Albert Camus, pour rectifier le tir, réparer les injustices et surtout dénigrer et sanctionner les pions de certains égoïstes et ségrégationnistes qui se soucient peu de la dignité de « leurs semblables, leurs frères » (comme dirait Baudelaire), indépendamment des différences qui les caractérisent réciproquement pour l’enrichissement de l’intelligence humaine et de son inaliénable éthique universelle.
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Les Chétali, Dioua, puis Agrebi, Benzarti et Ben Mrad, etc. constituaient des idoles non moins importantes pour les Tunisiens que Pelé, Garrincha, Copa, Fontaine, Di Stéfano, Beckenbauer, puis Cruijff, Maradona, etc.
C’est dire que le football nous façonnait déjà, pour ou contre la volonté de nos parents.
Comment s’étonner alors que ce sport demeure un commandeur des sociétés, de plus en plus, semble-t-il, dans le détour des valeurs et des objectifs qui faisaient sa raison d’être, que pour des intérêts qui y imposent, de plus en plus, leurs stratégies et leur relationnel souvent parfois à contre-courant même de l’humanité qu’on voudrait qu’elle soit le cadre idoine pour notre existence.
Malheureusement, la compétition actuelle, « Coupe du Monde de Football 2026 de la FIFA », aura été la fêlure caractérisée dans cet édifice international qu’est la FIFA (La Fédération internationale de football association) ; une fêlure à même de remettre en question le rôle qu’elle prétend jouer et qu’elle annonce régulièrement dans ses spots publicitaires: « Football Unites the World » (Le football unit le monde), en l’occurrence, « un mouvement mondial visant à inspirer, unir et favoriser le développement par le football. Il rassemble les amateurs de football du monde entier et incite les amoureux du ballon rond – joueurs, entraîneurs ou supporters – à agir positivement au sein de leur communauté et de la société ».
Paradoxalement, cette édition de 2026 semble œuvrer cyniquement et sans vergogne contre cet objectif ; on l’a constaté au déroulement de certains matchs où des pays et leurs peuples ont été injustement traités, contre la VAR et le VAR et contre la raison objective de l’arbitrage, pour des intentions à peine camouflées, car très vite devinées et confirmées par les observateurs. Personnellement, je préfère rester dans les limites de ces évocations qui, pour avoir choisi de montrer le mal ou de le rappeler, n’en appellent pas moins à garder la raison comme principal maître du vivre-ensemble international.
Puisse alors les instances qui ont la maîtrise et la commande, directe ou indirecte, de cette compétition, faire ce qu’il faut, comme dirait Albert Camus, pour rectifier le tir, réparer les injustices et surtout dénigrer et sanctionner les pions de certains égoïstes et ségrégationnistes qui se soucient peu de la dignité de « leurs semblables, leurs frères » (comme dirait Baudelaire), indépendamment des différences qui les caractérisent réciproquement pour l’enrichissement de l’intelligence humaine et de son inaliénable éthique universelle.
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