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  • 07/01/2026 à 10:16

L’humain et son « To bee or not to bee »

L’humain et son « To bee or not to bee »
Par Mansour M’henni
Comme la plupart des gens, je suis autant que faire se peut ou se veut, les informations de ces derniers temps où chacun y va de ses tendances et de ses tensions. Je me dis alors que c’est tant mieux que nous soyons si différents puisque la différence est normalement une source de conscience alimentant le désir d’intelligence et l’ambition de la sagesse.

Mais les festivités du jour de l’an 2026 se sont entourées d’événements qui conservent peu d’envie de faire la fête, dans un monde où, de plus en plus, on ne peut qu’avoir tendance à vivre frustré de se savoir un être humain et de vivre dans le déni des valeurs d’humanité.

On avait cru un moment, par exemple, qu’un vrai cessez-le-feu à Ghaza et, au-delà, une paix au Moyen-Orient étaient possibles. Hélas, il s’est avéré qu’on avait juste assisté à un spectacle monté par les supposés « parrains de la paix » pour mieux imposer et conduire leurs guerres qui, allégées de certaines armatures, sont plus violentes et plus criminelles que les guerres classiques.

En effet, que veux dire un cessez-le-feu internationalement approuvé et accueilli comme un acquis historique, quand en même temps l’agresseur continue de tuer, de détruire, d’empêcher l’aide humanitaire et se plaît à se vanter de son arrogance comme une juste raison de l’Histoire ?

Tout cela s’exhibe comme un précieux acquis de la démocratie, tout comme le récent enlèvement horrifiant, par la première puissance mondiale et le principal « initiateur de la paix à Gaza », d’un président de république « démocratiquement » élu dans son pays, et de son épouse, pour en faire un procès de trafic de drogue et autres détails du genre, dans le pays de la Puissance et, semble-t-il, du droit arbitraire.

D’autres aberrations de natures apparemment différentes mais d’esprit unique peuvent être énumérées, à ne pas en finir, de quoi justifier la conviction que c’est bien notre monde qui est en train de finir, au moins en tant que Monde. Curieusement, à y réfléchir de plus près et à analyser plus profondément autant les faits divers que les événements majeurs, on se rend compte que c’est sans doute une même logique qui préside au fonctionnement des uns et des autres.

Du point de vue du resserrement du cadre, c’est le cas aussi d’une structure continentale, régionale, sous-régionale, nationale, locale, familale, ou autre. Partout commandent des motivations séparatistes, conflictuelles, motivées par des sentiments égoïstes, égocentriques et exclusivistes.

Heureusement, aussi majoritaires et dominantes que nous paraissent ces sentiments, ces comportements et leurs motivations, il y a encore, partout, des sentiments et des comportements contraires, toujours enracinés dans les nobles valeurs de l’humanité hautement humaine et portant l’espoir qu’au-delà de tout circonstanciel décevant, il y a toujours la lumière à l’issue du tunnel.

Je le dis encore une fois, aussi naïf que cela paraisse : à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc, des sentiments convergeant vers un noyau de maghrébinité solidaire m’ont confirmé dans ma conviction que la vraie valeur de l’homme est à chercher et à cultiver dans tous les secteurs de la socialité, sportive, culturelle, scientifique, etc., pour que l’humanité retrouve la bonne réponse à son « To bee or not to bee ».
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