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  • 16/03/2026 à 14:49

Peut-on clore la conversation à propos de la Guerre en Iran ?

Peut-on clore la conversation à propos de la Guerre en Iran ?
Par Mansour M’henni

Ma chronique de la semaine dernière s’est concentrée sur le commentaire d’un ami, spécialiste des médias audiovisuels et ancien responsable international dans le secteur, à propos de la diplomatie et la guerre, en marge de la guerre Irano-israélo-américaine.
L’intention était de communiquer ce commentaire dans l’espoir de partager plus largement la conversation qui pourrait en naître.
En effet, plusieurs commentaires nous sont parvenus avec des avis et des sentiments divers, soulignant l’intérêt de plusieurs catégories de gens à cette guerre qui n’a pas encore livré tous ses secrets et qui ne manquera pas d’affecter la géopolitique régionale, mondiale même, ainsi que les relations internationales et les stratégies de leur conduite.
De toute façon, nous sommes déjà à l’orée de certains défis majeurs dont on ne saurait sur lequel parier.
L’ultimatum iranien adressé aux pays de la région quant à la sauvegarde de leur capital énergétique contre une alliance de soumission aux USA dénote d’une nécessité de relativiser la puissance effective des uns face l’illusion de puissance chez les autres.
Mais la principale idée à retenir, c’est que l’humanité dans son ensemble est sous le poids d’une force de fragilisation de ses valeurs éthiques et d’une idée de remise en question de leur foi en la communauté de leur destin.
C’est donc sur les pas de la pensée communicationnelle qui a commandé la structure de la précédente chronique que celle-ci continue avec la référence, en particulier, à un lecteur que nous croyons assez informé pour relancer le débat sur la question, de par les nombreuses hautes responsabilités culturelles, associatives et politiques, assumées dans son pays et à l’échelle internationale.
Il s’agit d’un autre ami ayant reçu notre chronique de la part de l’ami qui l’avait inspirée.
Cet autre ami, un troisième « des trois frères », que nous maintenons dans l’anonymat et que nous désignerons du pseudonyme d’Azzouz Derraji, m’a envoyé ce message : « Mes salutations à toi, mon cher frère Mansour, et Ramadan Karim. Crois-moi, mon frère, tu me manques, tout comme ta présence culturelle raffinée.
J’espère que la Tunisie jouira de tout ce que vous aimez de vos vœux. Notre ami [V] m’a envoyé ce que tu as publié sur le site de Jawhara FM ; c’est un texte porteur d'une vision réaliste de ce que traverse le monde, et plus particulièrement la région du Moyen-Orient et du Golfe, où les marchands de mort se sont rencontrés dans un foyer où convergent toutes les causes de destruction.
Je te remercie, cher Mansour, pour ce débat… » Ce message d’Azzouz s’inscrit dans la suite du message envoyé à [V], dont je vous communique ce paragraphe condensant l’essentiel du propos de notre « troisième frère », d’un troisième pays… « frère » : « Bonjour [V]. J’ai lu l’article de notre ami espiègle Mansour Mhenni, ainsi que le débat qui a eu lieu entre vous deux… Fidèle à lui-même, il reste toujours cet intellectuel défendant sa position, et expose sa vision pragmatique du conflit armé qui se déroule actuellement dans la région du Golfe et au Moyen-Orient.
Même si les points de vue diffèrent, la guerre demeure toujours condamnable, car ses victimes sont les innocents… Et elle ne fait que générer davantage de haines. Regarde le ministre américain de la guerre : il agit comme s’il était Richard Cœur de Lion, annonçant une croisade tridimensionnelle — chrétienne, juive et islamique — sans en mesurer les conséquences. Si cette guerre a pour combustible à la fois la religion et le pétrole, qui pourra l’éteindre ? Imagine : même le criminel de guerre Netanyahou se met à annoncer la proximité d’Armageddon…
De l’autre côté, en Iran, on annonce la fin des temps et la venue du Mahdi attendu. Quant à Mansour, [V] et Azzouz, ils ne souhaitent qu’une chose : se retrouver autour d’une table pour évoquer les beaux souvenirs d’autrefois… ou écouter de la musique jazz sur une placette lointaine. » Je pense qu’il est maladroit de songer à une conclusion pour ce propos, la conversation est toujours ouverte, autour d’une table ou autour d’une chronique…
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