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  • 18/07/2026 à 11:25

Pour en finir avec cette édition 2026 de la coupe du monde de football

Pour en finir avec cette édition 2026 de la coupe du monde de football

Par Mansour M’henni

Dans ma précédente chronique, ici-même, je me demandais si la Coupe du Monde de la FIFA unissait le monde comme elle se vante de le faire dans ses spots publicitaires. Qu’on me permette de rester dans le même sujet dans cette chronique de la veille de la finale qui opposera, le 19-7-2026, l’Espagne au Mexique : une finale prometteuse, à tous points de vue, pour sauver peut-être cette édition des nombreux points noirs qui ont terni son image et froissé les espoirs qu’elle était censée protéger et encourager.

L’impression qui s’est fixée dans les esprits des fans du « sport roi » (et non « sport des rois ») est celle d’une arrogante manipulation de la conduite et de l’arbitrage des compétitions, dans la perspective d’un aboutissement au programme du « carré d’or », avec des rencontres mobilisatrices et chichement fertiles en rentrées financières. Pour ce faire, il fallait donc miser sur des pays favorisés parce que pesants, et pas seulement dans le domaine sportif. Il faut reconnaître que cette stratégie a atteint son objectif ou presque, jusqu’aux rencontres des demi-finales, non sans enticher l’image de marque du président de la FIFA des qualifications les plus péjoratives et même les plus accusatrices. Lui doit sans doute se sentir satisfait d’avoir réussi l’essentiel de ses objectifs.

N’empêche que le fait de voir la France et l’Angleterre, toutes deux écartées de la finale, ne semble pas passer sans heurts puisque des rumeurs soulignées ont lancé la rumeur d’un accord de ces deux équipes de ne pas jouer « la petite finale », autrement dit le match de classement qui détermine l’équipe à classer en troisième position ! Cela aurait été scandaleux à tous les niveaux, et cela aurait déclenché l’opération de remise en doute de la Coupe de la FIFA, avec un sentiment de regret de la Coupe de Jules Rimet dont le trophée refait à chaque fois le tour du monde avant le déclenchement de la finale de l’édition de l’année en cours. Comment penser un coup pareil ? Il faut pour cela avoir perdu toute confiance dans la FIFA, au moins dans sa présidence actuelle.

Il est vrai que la France se présentait comme un favori sérieux, pour le bonheur de Kylian Mbappé, son buteur historique. Mais la France a par moments perdu son football devant une équipe espagnole sereine et bien organisée. L’Espagne, championne d’Europe, qui joue dans l’espoir de gagner sa première coupe du monde !

Il est vrai aussi que l’Angleterre était venue convoiter un succès qui la ferait revivre sa seule consécration historique, sur son terrain, en 1966. Cette édition de 2026 aurait ainsi fait un superbe soixantième anniversaire si elle avait gagné la possibilité de jouer et de gagner la finale. Hélas pour les héritiers de Bobby Charlton, la figure légendaire du football anglais, « le symbole de l'élégance et de l'esprit sportif » ! Il y avait devant eux un Lionel Messi qui tend à devenir aussi légendaire, pour détrôner (pourquoi pas ?) son compatriote, le phénoménal Diego Maradona.

Que la petite finale soit jouée aujourd’hui dans les règles de l’art et dans un esprit de fête du football, indépendamment de tout calcul ! Et qu’elle prépare le couronnement final de cette belle rencontre attendue entre l’Espagne et le Mexique !

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